Classes moyennes et droit de propriété.

Parmi les lois scélérates, les plus scélérates sont celles dont vous ne découvrez les effets qu’aux hasards -malencontreux- de la vie et qui vous laissent seul, sans autres compagnons d’infortunes connus autour de vous afin d’agir de concert pour vous défendre. Bien sûr vos amis s’indignent avec vous, mais tant qu’un fléau judiciaire ne concerne pas un grand nombre de personnes en même temps, il est impossible de lever l’indignation populaire pour réclamer l’abrogation d’une loi aberrante, il y a tant d’autres priorités…

Et parmi elles, il y a les dispositions sur le squat.

Nos chères élites sont initiées par leurs réseaux et en connaissent les anti-dots, aucun intérêt pour elles à faire cesser le scandale. De plus, ces lois na protègent pas ceux qui en apparence auraient des excuses en à profiter. C’est rarement le SDF sans défense qui va entreprendre de s’installer dans votre résidence secondaire, ou la maison de votre aïeul, ou même…. la loi ne l’en empêche même pas, votre propre logement alors que vous êtes en vacances….Pourtant il le peut LEGALEMENT.

Voir pour plus de précisions l’article : https://defenseflorentine.wordpress.com/2013/07/12/lesprit-des-lois-squat-et-droit-de-propriete/

Car en effet, pour être reconnu occupant légal d’un logement, il suffit de prouver qu’on y est installé depuis 48 heures…. Et pour le prouver il suffit de produire un courrier, qui a été  adressé ce logement depuis 48 heures, le cachet de la poste faisant foi…

Vous avez bien lu. Résumons : vous partez une semaine en vacances, des squatters s’installent chez vous, s’y font envoyer du courrier et mettre le compteur EDF à leur nom ( EDF ne demande aucun justificatif), ils sont chez eux ! Et pour échapper à l' »épreuve » des premières 48 heures où ils peuvent être pris en flagrant délit d’effraction de domicile, ils ont une astuce bien connue : ils mettent leur nom sur la boîte aux lettres avant leur arrivée. Ils se font envoyer du courrier chez un complice mais avec l’adresse de ce dernier sur une étiquette autocollante… Une fois la lettre arrivée, ils retirent l’étiquette et mettent le nom et adresse du logement qu’ils vont squatter ( la vôtre) à la place. Le cachet de la poste faisant foi, les 48 heures sont déjà là quand ils s’installent chez vous.

A votre retour, il ne vous suffira pas de foncer au Commissariat pour quérir les forces de l’ordre, votre acte de propriété ou contrat de location en main, et faire dégager les intrus. Ils brandiront leur courrier et on vous expliquera qu’il faut porter plainte et aller dormir à l’hôtel avec armes et bagages, éventuellement votre conjoint et votre petite famille…. Inutile de revenir avec de bons copains musclés et un aimable molosse pour les faire dégager, c’est vous le délinquant si vous tentez de le faire… Non, il faut passer par la case Justice (et frais inhérents) pour entrer chez vous et payer l’hôtel… en plus de l’avocat. Sans savoir ce que l’occupant va faire de vos miniatures en porcelaines et autres effets personnels restés à votre domicile…

Depuis 2010 il y a malgré tout une « avancée » : vous pouvez obtenir un référé et la décision d’expulsion du squatter ne connaissant pas la trève hivernale, obtenir son expulsion sous quinzaine (sous réserve que le Préfet soit d’accord, on ne met jamais trop de verrous aux lois protégeant les classes moyennes ). Un sacré progrès, estimez-vous heureux cela ne vous fera que 15 jours d’hôtel, sauf grève au Tribunal.

Ces dispositions sont-elles connues du plus grand nombre ?

Sous la pression démographique, les associations bien pensantes qui voudraient voir toute la misère du monde débarquer sur notre sol, tentent de mettre à mal le droit de propriété. Bien sûr, ils s’attaquent à des locaux de sociétés … Aller s’attaquer aux logements occupés par des personnes modestes n’est pas leur but ni leur intérêt ( malgré leur préférence immigrée), car des cas bien médiatisés pourraient amener des pressions et certains partis politiques augmenter leur « fond de commerce »…

A vous de jouer à votre niveau.

Vous pouvez agir de façon limitée pour éveiller les sensibilités. Une cinquantaine d’actions individuelles dans une cinquantaine de villes peut déjà générer du trouble chez nos élus…Et qui sait, inciter les partis politiques qui n’ont pas trempé dans l’affaire à trouver un cheval de bataille intéressant les honnêtes électeurs désarmés devant les exactions passées des responsables.

D’abord on peut commencer à préparer le terrain par une diffusion de tracts. Il faut expliquer sur les tracts, la loi de 1991 en pointant du doigt les socialistes, puis 2010 la trahison des élus de droite qui n’ont pas voulu revenir sur cette loi, comme expliqué dans l’article mentionné en début de page. Bref, un coup à gauche, un coup à droite, cela paraîtra neutre. Il faut bien expliquer le processus, le coup des 48 heures, le coup du nom sur la boîte aux lettres, le coup de la lettre au cachet de la poste faisant foi…

Quelques jours plus tard, dans la série « plus c’est gros plus ça passe », il n’y a plus qu’à déposer dans les boîtes aux lettres des personnes informées par les tracts, des courriers au nom d’une autre personne mais qui figurent curieusement depuis la veille sur leur BAL ( car vous aurez posé une étiquette discrètement en allant promener le chien dans le quartier). Le but est de leur donner  à redouter que des squatters sont en train de viser leur maison, le tract ayant éveillé leurs soupçons et leurs craintes. Même s’ils n’envisagent pas un déplacement, qu’ils se sentent visés est suffisant. Après tout, avec le coup de la lettre avec étiquette, facile de se faire piquer son logement entre le lever du jour ( départ au travail) et le soir (retour) dans une cité dortoir ou un immeuble où les voisins ont peu de contacts, les failles de la loi ne l’empêchent pas.

Ce canular est drôlatique quand les personnes auxquelles il est fait sont soit un de ces avocats spécialiste de la défense de ces associations de « neuneus sans frontiériste » ou responsables d’une de ces associations… Quoi de plus drôle que de leur monter un petit canular sympa pour les angoisser un peu en leur faisant croire que leur domicile est visé par des squatters qu’ils n’ont pas choisi eux mêmes…

Et tout du moins leur faire comprendre que des gens bien intentionnés les ont à l’oeil dorénavant.

Service après vente.

Vous vous envoyez un tract, puis une lettre chez vous à un autre nom, histoire d’écrire à votre élu local pour faire part de ce que vous venez d’apprendre des lois sur le squat ( et vous en indigner bien sûr, vous avez gagné votre pavillon à la sueur de votre front, vous Monsieur! ) et de vos craintes ( vous venez de découvrir un autre nom que le vôtre sur votre BAL !)…  Le maire ou député maire sera bien embêté si d’autres personnes visées par ce canular nauséeux bien entendu lui écrivent aussi et que les élections approchent….

Les élus qui ont laissé passer les lois scélérates ne le paieront jamais assez cher en emmerdements…tant qu’il est impossible de leur demander légalement des comptes. Et puis ils en feront part au chef des Frangins, au Commissaire, au Préfet, qui comprendront que les beaufs commencent à se rebiffer…

4 réflexions à propos de “ Classes moyennes et droit de propriété. ”

  1. Très bon article, merci.

    • Merci. Maintenant, je vous invite à faire connaître car les médias enfument un maximum là dessus quand ils ne peuvent éviter d’en parler. En effet, si la loi de 2007 permet de retrouver son domicile principal squatté en passant par le Préfet (sous réserve qu’il soit OK et les assoces squatteuses sont protégées par qui vous savez… ), le problème du vol de propriété légal à durée variable selon le bon plaisir des « autorités » existe depuis 1991 et n’est pas résolu. Pire comme je l’explique, la droite en 2010 n »a pas été capable de résister aux pressions sournoises pour l’abroger.

  2. Alfgard-Aenor de Moyon a dit:

    La loi a à nouveau changé… il faudrait mettre votre article à jour !!!

    • Elle a fait semblant d’évoluer car plusieurs affaires ont réussi à trouver un certain écho dans les médias…. Mais que je sache, la loi de 1991 qui met le squat dans les mêmes cas de figure que la location ou l’occupation à titre gratuit dans les cas où il faut une décision de justice pour expulser n’a pas été abrogé car c’est la pierre angulaire du dispositif visant à grignoter le droit de propriété. Tout est fait pour détourner l’attention de ce dispositif scélérat à chaque fois qu’un cas fait du bruit auprès du plus grand nombre….
      C’était bien essayé mais désolée, avec moi, ça ne prend pas….

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