Le canular et ses mesures d’accompagnement

Avant de passer à la lecture des différents canulars testés sur blaireaux méritants, il convient de rappeler certaines données.

Le mot canular évoque la plaisanterie. Pourtant, stricto sensu, le canular est une mystification. Mais une mystification menée dans un but non lucratif, sinon il s’agirait tout bêtement du faux et usage de faux. Le but est généralement de se rire de la victime, la tourner en ridicule… ce qui l’empêche d’aller se plaindre sauf à en rajouter dans le ridicule. Raison pour laquelle, il ne doit pas être trop méchant. Ce qui est est à la base de la guerre psychologique, dont les motifs sont évoqués dans la page précédente.

Les canulars sont d’ailleurs souvent l’apanage des personnes d’un certain niveau social et culturel ( un passe temps d’Aristocrate pour parler comme Montherlant), dont la réputation est un enjeu plus crucial que pour les gens modestes. Par ailleurs ces derniers sont plus enclins à la prudence contre leurs ennemis s’ils sont plus puissants qu’eux.

Dans le cas de gens modestes, il s’agira donc d’un moyen pour mettre un terme aux offenses subies en faisant en sorte que l’ennemi devienne un objet de risée, le rendant ainsi d’autant plus impuissant que l’anonymat met l’auteur du canular hors danger. Au lieu de creuser le trou de la Sécurité Sociale, par vos arrêts maladie ou vos consommations de médicaments, autant régler son problème de façon naturelle et gratuite pour la Société. Inutile de rêver, cette dernière ne vous sera pas reconnaissante. Mais si vous être pris en défaut, sortez l’argument de la Sécurité Sociale, vous mettrez les rieurs de votre côté.

Généralement pratiqué dans les hautes sphères de la société, un canular est rarement ébruité au niveau des strates réputées « inférieures ». Inutile de donner des idées…( « s’ils s’y mettent tous », comprenez par « ils » les gueux comme vous, très chers). Pour la victime, c’est comme les sables mouvants, plus elle en parle, plus elle exagère la portée des salves.

Un ennemi invisible est ipso facto maître du jeu.

Dans un contexte professionnel, l’auteur d’un canular trouvera vite des alliés objectifs : les rivaux de la victime. Ceux là verront d’ailleurs l’auteur du canular comme un « idiot utile ». Mais ils seront sur leurs gardes, comprenant – et c’est aussi le but- qu’ils figurent peut-être sur la liste d’attente du plaisantin. S’ils sont à peine moins antipathiques que la victime, peut-être se montreront-ils moins détestables…Le canular a aussi un effet préventif sur les nuisibles.

Avant tout, pour monter un canular quand on ne possède aucune once de pouvoir protégeant des soupçons officiels, il faut réunir impérativement :

Deux conditions sine qua none :

Elles suffisent. Mais l’une sans l’autre est non seulement inutile mais se révèle plus néfaste que de n’en posséder aucune. Les deux ou rien !

La première : une cervelle 

La seconde : une paire

Avec la première sans la seconde, un individu est le valet du pouvoir, fort avec le faible, faible avec le fort. Pire encore s’il est bien intentionné mais incapable d’agir en fonction de son éthique, il considère la rébellion comme impossible ( puisqu’il en est incapable alors qu’il est intelligent), et par conséquent que les rebelles sont des fous.

Celui « qui en a » ( est pourvu de la deuxième condition) mais manque de discernement, parfois même d’éthique, et presque toujours de mesure, est une calamité ambulante. Il oublie l’essentiel : un soldat combattant est plus utile qu’un héros prisonnier. Il peut monter un coup fumeux ( en s’inspirant des idées avisées des autres) mais oublie les précautions les plus élémentaires… Avec un peu de « chances » il laissera sa carte de visite par mégarde comme indice là où il a sévi. En fait c’est l’acte manqué. Il veut être reconnu. S’il n’a pas laissé d’indices, au vu de l’hilarité déclenchée par ses « exploits », il ne peut s’empêcher de s’en vanter (c’est « moi le  mec qui a fait ça »). Résultat, les rieurs sont gênés. Si rire d’un canular ne fait pas de vous un complice, connaître le coupable est plus problématique…. Dans le meilleur des cas, il ne comprendra pas un  « fais gaffe, nous on ne dira rien mais quand même…..  » et constatera ahuri qu’on préfère l’éviter ensuite….

Mais avec les deux, la cervelle pour savoir frapper avec une précision de sniper, la seconde pour oser frapper, les ennemis n’ont qu’à bien se tenir. …. Rappelons toutefois les règles incontournables du canular.

1 L’humour.

Un canular est toujours de mauvais goût pour sa victime mais drôle pour ceux se font un plaisir de le rapporter d’un faux air contrit. Bien sûr il n’approuvent pas du tout la méthode …. mais enfin (sinon ils s’abstiendraient d’en parler). En fait, les témoins sont les complices comme pour les cas de harcèlement moral. Plus la publicité est large, plus le canular est efficace, raison pour laquelle le sujet doit être drôle, la façon dont il est amené également. L’ironie doit trôner au centre de la mystification.

2 Culture générale et niveau de langage impeccables à l’écrit.

Une victime de canular est comme une victime de harcèlement moral : incapable d’analyser la situation froidement. L’évidence saute pourtant aux yeux qu’un ennemi plus puissant, n’a pas besoin d’y avoir recours. Les exemples ne manquent pas depuis des lustres. Naguère les Princes envoyaient leurs « gens » corriger les insolents. Aujourd’hui les « bras longs » leur envoient le Fisc par le biais d’une de leurs relations. De là un dilemne complexe. Le canular ne peut être le fait que d’un alter ego …. ou d’un inférieur. En conséquence un canular où l’éducation et la culture de l’auteur sautent aux yeux est déstabilisant – donc efficace psychologiquement- car la victime se trouve devant un choix sans issue. Avec un alter ego, l’issue du combat n’est pas assurée, il faut marcher sur des oeufs… Mais c’est préférable que de supporter l’idée de s’être fait ridiculisé par plus petit que soi. Dans l’ignorance il est préférable d’éviter de faire l’honneur à un « inférieur » de le soupçonner… Tout cela est perturbant.

3 Pas d’attaque en dessous de la ceinture.

D’abord on est dans le subtil. Et ce genre de saillie ( sans mauvais jeu de mots) entraîne vite la vulgarité. Et puis, immédiatement cela se retourne contre son auteur, la cible du canular pouvant saisir au vol l’occasion de jouer à fond la carte de la victimisation. Alors pas de carte postale envoyée au domicile avec « merci pour ces moments divins » signé Ulla. Beaucoup d’hommes ont des faiblesses … et seraient solidaires. Et puis, si la victime a des gosses, c’est dégueulasse pour eux. C’est indigne et une victime légitime est justement la victime d’un salaud, et se conduire comme lui rend illégitime.

Pour les données essentielles, matérielles ( les vecteurs basiques), prudentielles ( ce qu’il faut savoir pour préserver l’anonymat) les outils indispensables à utiliser nous vous avons conconcté un petit lexique, modifiable au fil du temps, ce blog est encore en construction. https://defenseflorentine.wordpress.com/la-guerre-psychologique-la-votre/lexique-du-canular-super-important/ Avec le canular proprement dit viennent se greffer un certain nombre d’actes qui ne sont pas à proprement parler des canulars mais procèdent de la guerre psychologique ou viennent en diversion d’un canular initial afin de mieux brouiller les pistes. Certains peuvent sembler puérils – et le sont – mais là l’est pas le problème. Ils sont une composante de la finalité de la guerre psychologique dans son ensemble.  http://wp.me/P20IF3-8F

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